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Filed under: Multimedia, Software, iPhone, App Store, Music
Recently I've been preparing to move home and finally did last weekend. Naturally I had to pack up all my musical gear, equipment and of course, my Mac. In the week leading up to the move, I've had my iPhone and nothing else. With no creative outlet and the pressure of looming project deadlines, I found myself scouting the app store for a fix to help me start fleshing out a few creative ideas.
Flourish is something a bit more immersive. While having a steeper learning curve, there's loads more to explore here. The user interface is really fresh and unique (especially for the iPhone), and presents a creative challenge in focusing your composition whilst giving you the space to try different approaches to what you are creating. TUAWCount The Beats: Inspiration... two apps for the musician on the move originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Wed, 10 Mar 2010 18:00:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Filed under: Gaming, Retail, Software, Developer, iPhone, App Store

TUAWGDC 2010: Call of Duty: World at War Zombies postmortem originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Wed, 10 Mar 2010 17:00:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Filed under: Apple
Unit testing refers to a software validation methodology that allows programmers to test individual program units for correctness. It's been an ongoing question in the iPhone developer community as to whether the iPhone's view controller class is testable or not.TUAWiPhone devsugar: Unit testing for iPhone view controllers originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Wed, 10 Mar 2010 16:30:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Filed under: Gaming, Developer, iPhone, App Store, iPad

TUAWGDC 2010: Interview with Street Fighter IV producer Takeshi Tazuka originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Wed, 10 Mar 2010 16:00:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
Filed under: Deals
The ever-popular MacHeist bundle, offering eight Mac apps for $20 total, closes out at midnight Pacific Time tonight. If you've been on the fence so far about whether or not to buy in this year, two bits of news may push you over the brink.TUAWMacHeist nano bundle adds Tweetie for final day originally appeared on The Unofficial Apple Weblog (TUAW) on Wed, 10 Mar 2010 15:30:00 EST. Please see our terms for use of feeds.
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Daniel Roth pour Wired a publié un passionnant article sur l’avenir de l’argent à l’heure du numérique où il observe comment ingénieurs et entrepreneurs attaquent l’écosystème du paiement, à la recherche de nouveaux moyens “pour démolir la forteresse que les banques et sociétés de crédits ont construite”.
Il y évoque bien sûr de nombreux services, comme Twittpay, un service de micropaiement adapté à Twitter, qui vous permet d’envoyer un micro-paiement via un simple Tweet pour autant que vous soyez abonné au service. Square, le prometteur lecteur de carte de crédit qui se branche sur n’importe quel terminal, même mobile… Obopay, qui permet de transférer de l’argent d’un téléphone à un autre juste depuis son code PIN. Zong qui permet de donner son numéro de téléphone plutôt que son numéro de carte de crédit pour payer et d’être facturé de ses achats directement sur sur sa facture télécom, qui signe peut-être le retour du modèle du “kiosque”. GetGiving, une application mobile qui utilise PayPal pour permettre aux organismes de bienfaisance d’accepter des petits dons sans avoir à payer les frais exorbitants de transaction par carte de crédit. Ou encore le Ven, cette monnaie virtuelle développée par Hub Culture…

Sans compter les nombreuses plates-formes de prêt en P2P comme Dwolla, Propser, Zopa ou Kiva… Ou celles de gestion de compte distribués, des systèmes sociaux de gestion de finances personnelles, comme Mint ou GreenSherpa…
Il faut dire que nombreux sont ceux qui s’intéressent aux nouvelles formes de paiement permises par l’électronique. Et pas nécessairement que de petits acteurs : Google tente de contourner les prélèvements des intermédiaires avec son propre système de paiement CheckOut ; Facebook est également en train de développer son propre système de paiement de biens virtuels, Facebook Credits associé à PayPal ; Apple permet désormais à ceux qui développent des applications de facturer des frais d’abonnement directement via iTunes… “Environ 20 % de toutes les transactions en ligne se déroulent à présent sur ce qu’on appelle les systèmes de paiement de remplacement, selon le cabinet de conseil Javelin Strategy and Research. Il s’attend à ce que ce nombre atteigne 30 % d’ici seulement 3 ans”, précise Wired.
Le blogueur américain Dave McClure va plus loin : l’avenir du commerce en ligne dépend de ce nouveau modèle d’abonnement à des services de paiement virtuels. La bataille que Google, Facebook, Apple et d’autres se livrent est bien celle de la maîtrise de notre porte-monnaie. “D’ici 2015, le login par défaut et la méthode de paiement sur le web passera par Facebook Connect, Gmail ou iTunes”, prédit-il. Car derrière l’authentification unique que permettent ces systèmes, l’enjeu est que cette même authentification vous serve aussi à valider vos paiements, sans plus avoir de numéros de cartes ou de comptes et mots de passe à retenir… tout en rendant l’achat moins douloureux.
Dans le domaine, estime Daniel Roth, “personne n’est aussi ambitieux que PayPal”, qui a ouvert récemment aux développeurs ses interfaces de programmation, en créant un brutal engouement. En 2 mois, 15 000 développeurs les ont utilisées pour créer de nouveaux services de paiements : ShopSavy, un comparateur de prix Japonais l’a adopté ; LiveOps, un cabinet d’externalisation, l’a utilisé pour créer un outil de paiement et de facturation simplifié pour ses très nombreux clients… Dans cette nouvelle configuration, Paypal demeure le moyen de paiement, pendant que les développeurs s’ingénient à trouver de nouvelles modalités d’échange.
Pour la plupart de ses utilisateurs, PayPal n’est pourtant encore qu’une carte de paiement numérique, qui a l’avantage de n’avoir pas eu à construire et entretenir un réseau physique, et qui propose des frais de transaction bien plus faibles que les émetteurs traditionnels de cartes. Paypal fonctionne selon un principe de cumul de dépenses sur un compte électronique, prélevant des commissions sur chacune (plus modéres que d’autres services bancaires) et envoyant ensuite à la banque une transaction carte unique…
Face à la montée de la concurrence (notament de Research in Motion pour la plateforme Blackberry ou de la plateforme iTunes d’Apple par laquelle passent les achats de musique, de films, mais surtout d’applications pour l’iPhone), et face au ralentissement de la croissance de ses revenus depuis son rachat par eBay, PayPal est contraint d’innover. Et cela faisait longtemps que les utilisateurs de PayPal réclamaient de nouveaux services : possibilité de facturation, de transfert d’argent entre entreprises, de gestion des paies de salariés… Ce sont eux qui ont eu l’idée de proposer des boutons “Faire un don” qui se sont répandus dans la blogosphère… C’est à ses utilisateurs que PayPal demande aujourd’hui de créer les outils et les fonctions qui devraient le faire grandir, via son réseau pour développeur X.com.
“Les banques et sociétés de cartes de crédit ont passé 50 ans à construire un système propriétaire et vérouillé” (et sécurisé, faut-il le rappeler), qui gère des milliards de transactions annuelle. Pour l’utiliser, tout un chacun doit payer sa dime. “Il semble vraiement étrange que les sociétés de cartes de crédit puissent continuer à percevoir une taxe sur l’économie”, s’étonne Aazon Patzer fondateur de Mint.com. “En dehors du gouvernement, ils sont la seule entité qui a le pouvoir de prélever une taxe sur pratiquement toutes les transactions. Cela avait peut-être du sens dans les années 60, quand l’infrastructure informatique était couteuse et propriétaire. Mais aujourd’hui, avec de l’informatique bon marché partout, le coût réel pour effectuer une transaction n’est que de quelques centimes”. Même énervement chez le danois Christian Lanng de la société de facturation électronique TradeShift, qui envisage de développer des systèmes de facturation automatiques et dynamiques, via des outils surveillant les taux de changes ou les cours de matière première pour effecturer des achats au meilleur moment…
Pourtant, ce qui justifie la “taxe” que prélèvent banques et sociétés de crédits, c’est la garantie de paiement : autrement dit le fait que quand la banque accepte un paiement, elle assure le commerçant qu’il sera réglé même si le client est finalement non solvable. La banque assume un risque qu’elle fait payer. Peut-être trop cher, c’est possible et même probable, ce qui explique qu’il y ait un espace pour développer des offres concurrentes. Mais, contrairement à ce qu’évoquent Aazon Patzer ou Christian Lanng, l’essentiel du coût du paiement est plus liée au risque de non-paiement qu’au coût de la gestion technique.
Les start-up qui lancent des services de solutions de paiements ne sont pas des enfants de choeur, mais des hommes d’affaires qui repensent la façon dont on échange, dont on prête, dont on finance, dont on paye, comme le montre le programme de la Conférence dédiée à l’avenir de la monnaie et de la technogie qui se tiendra à San Francisco fin avril. On est loin des monnaies alternatives ou de la désintermédiation qu’on évoque plus volontiers en Europe autour de ces sujets.
Pas sûr au final que ces nouveaux systèmes de paiement transforment en profondeur notre rapport à l’argent. Le microcrédit lui-même n’y est pas parvenu, soulignait récemment la chercheuse Esther Duflo. Il n’y a pas de raison que ces nouveaux produits soient plus miraculeux ou novateurs. Disons qu’à défaut de changer les choses en profondeur, ils pourraient faciliter le commerce, simplifier la vie des consommateurs et réduire le coût des paiements en ligne… Au prix, sans doute, d’un tout petit peu moins de sécurité et de beaucoup moins de vie privée.
Google, Facebook et consorts sont à la libération de la parole publique ce que l’industrie du sexe fut à la libération sexuelle : une façon d’exploiter et de faire commerce d’une nouvelle liberté, mais, et dans le même temps, l’un des vecteurs de banalisation, et donc de diffusion, de cette libération.
L’explosion du web, dans les années 90, fut intimement liée au phénomène des “pages persos” (”homepage“, en anglais) que, avec l’expansion des blogs et du web 2.0, les professionnels qualifient aujourd’hui d’”User Generated Content” (UGC).
Ce n’est qu’ensuite, et dans un troisième temps, que le commerce électronique, et les services en ligne, ont attiré le chaland, comme le rappelait récemment Arno*, co-auteur, avec le minirézo (réseau informel de défense de la liberté d’expression, créé en 1996), d’un “manifeste du web indépendant“, pour qui “cette possibilité d’exercer réellement et à grande échelle leur liberté d’expression publique est la réelle innovation apportée par le Web et l’internet” :
“En décembre 2000, on dénombrait en France environ 3 millions d’internautes « assidus », et… 1,5 million de pages personnelles. Alors que seul le web marchand faisait l’actualité.
On est donc confronté à un phénomène énorme, un comportement que l’on ne peut occulter. Le citoyen, sur l’internet, n’est pas un consommateur passif : jamais l’expression publique des citoyens n’a été aussi massive.”
Depuis, les blogs et réseaux sociaux ont eux aussi droit de cité, mais les internautes se retrouvent de plus en plus souvent vent debout contre ceux-là mêmes qui leur permettent, soit de s’exprimer, soit d’être entendus. Il suffit en effet qu’un Google ou un Facebook retouche d’un iota leur façon de gérer les données personnelles de leurs utilisateurs, et la curée, le scandale, est mondial.
On est au coeur du paradoxe de la vie privée : d’un côté, les internautes ne cessent de s’exprimer sur le Net, de l’autre, ils ont une peur bleue des conséquences que cela peut avoir pour leur propre vie privée.
De même que le sexe ne se réduit pas à des atteintes aux bonnes moeurs, non plus qu’à de la pornographie, ou de la prostitution, le fait de s’exprimer sur le Net ne se réduit pas au commerce des données personnelles, à de l’exhibitionnisme pas plus qu’à des atteintes à la vie privée.
Prenons le problème par la racine, à savoir les adolescents, cette génération dite des “natifs du numérique” parce qu’ils ont tout le temps grandi avec, sinon dedans. On entend souvent dire d’eux qu’ils n’auraient plus de notion de vie privée, qu’elle serait dépassée. C’est doublement inexact.
D’une part parce que, dans toute l’histoire de l’humanité, on n’avait jamais autant débattu de cette notion de “vie privée” que ces dernières années. D’autre part parce que les adolescents en particulier, et les internautes en général, font précisément grand cas de leur vie privée, même s’ils en ont une conception quelque peu différente de ceux qui n’ont pas grandi avec Google, Facebook, MySpace et MSN.
Comme le souligne danah boyd, chercheuse ès médias sociaux, “la vie privée n’est pas une technologie binaire que l’on peut allumer ou éteindre” :
“La vie privée renvoie au fait de pouvoir contrôler la situation, de pouvoir contrôler quelle information va où, et d’avoir la possibilité d’en réajuster le flux de manière appropriée lorsque l’information déborde ou va trop loin. Les gens se préoccupent de leur vie privée parce qu’ils ont peur d’en perdre le contrôle.”

Quand les adolescents expliquent que, sur le Net, ils vivent de manière “publique par défaut, privée lorsque nécessaire“, ça ne signifie pas pour autant que la notion de vie privée est en passe de disparaître. Au contraire, estime danah boyd, cela veut dire à quel point leur intimité est importante à leurs yeux, tout autant sinon plus que la publicité qu’ils peuvent y rechercher :
“Quand, par défaut, notre vie est privée, on doit faire attention à ce que l’on rend public. Mais quand, par défaut, ce que l’on fait est public, on devient très conscient des enjeux liés à sa vie privée.
Et je pense que les gens n’ont jamais été aussi soucieux de leur vie privée. Parce que l’on ne veut pas partager tout ce que l’on fait, tout le temps, avec tout le monde et n’importe qui.”

Le problème, c’est que le statut de “personnalité publique“, après avoir longtemps été réservé à un nombre restreint de privilégiés, est aujourd’hui accessible à tout un chacun, en quelques clics. Or, s’inquiète danah boyd, “les conséquences sociales, considérables, de ce changement de paradigme ne seront jamais assumées par les geeks de la Silicon Valley qui en sont responsables” :
“Certains d’entre eux voudraient forcer tout le monde à accepter ce changement culturel où la vie publique serait la nouvelle norme sociale. Je ne pense pas que ce soit très raisonnable, et ne pense pas non plus que c’est ce que réclament les gens.
Ce n’est pas parce que certains ont compris qu’ils pouvaient gagner quelque chose à s’exposer que tout le monde en a envie. Et ça ne veut pas dire, non plus, que la “vie privée” n’a plus de valeur. Il faut leur donner la possibilité de se protéger, et de faire face aux conséquences que cela entraînera.
Je doute que ces magnats de la Silicon Valley aient envie que leurs enfants connaissent les préférences sexuelles de leurs professeurs.”

Au commencement de l’histoire de Facebook, il fallait être membre de telle ou telle école ou communauté pour avoir le droit de s’y inscrire. Et puis les choses ont changé, et Marc Zuckerberg, son fondateur, a déclaré, en janvier 2010, que “les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d’internautes. (…) La norme sociale a évolué“, et la notion de confidentialité des informations publiées sur Facebook avec.
Sur le web, les blogs et dans la presse, ce fut la curée. La quasi-totalité des réactions engendrées par ces déclarations étaient outrée, dénonçant cette façon qu’aurait Facebook de vouloir en finir avec la vie privée. Seul ou presque, Hugo Roy, l’un des plus fins observateurs français des questions de liberté numérique, s’en est par contre félicité :
“Alors, sur Facebook, point de vie privée. Tout est public. Moi, je jubile. C’est une très bonne nouvelle.”
Assistant du président de la Free Software Foundation Europe, défenseur des libertés numériques et des logiciels libres, Hugo Roy n’a pas particulièrement le profil d’un marchand de données personnelles cynique ou liberticide. Et c’est précisément ce qui le ravit dans cet aveu de Facebook, dont le fonds de commerce est précisément de commercialiser nos données qui, dès lors, ne peuvent plus vraiment être qualifiées de “privées“ :
“Facebook est principalement un outil de partage. (…) A partir de là, toute discussion sur la vie privée ou sur la protection des données est illusoire, contradictoire et un peu ridicule.
Confier la protection de votre vie privée à des paramètres informatiques que vous ne contrôlez pas, et qui sont contrôlés par une entreprise dont le business se base sur vos données, cela n’a pas de sens. Vous ne pouvez pas faire confiance à Facebook pour le respect de votre vie privée.”
Ainsi, il n’y a rien de choquant à ce que Google indexe ce que nous décidons de rendre public, le contraire serait même décevant : quand on s’exprime, c’est pour être entendu, écouté. Evoquant le débat sur le “droit à l’oubli“, Hugo Roy rappelle ainsi à quel point les termes du débat ont mal été posés :
“Si je publie un livre, je dois assumer mes propos, et ce, même dans quelques années. Mais je ne peux pas me plaindre que ce que j’écris dans ce livre mette à nu mes opinions, mes idées. C’est même le but de publier ! Ce que les gens publient sur Internet est public.
Ce qui est intime et relève de la vie privée doit rester privé et n’a pas vocation à être publié. Les outils et services que vous utilisez doivent vous garantir le contrôle et la protection de cette intimité et des données personnelles.”

Pour lui, la solution est toute trouvée, et pas bien compliquée : “Il faut que chacun prenne en main le contrôle de ses propres données et saisisse la différence entre ce qui est privé sur le réseau, et ce qui est public” :
“Gardez bien à l’esprit que tout ce que vous ne contrôlez pas est définitivement hors de votre portée. Le réseau n’oubliera rien. Il faut apprendre à maîtriser ce que l’on publie, et surtout garder ce qui est intime hors du Web public. C’est un espace public, votre vie privée n’a rien à y faire.
Entrer sur un réseau social, c’est accepter de devenir un individu à l’intérieur de ce système, qui comme tout objet social, peut faire l’étude d’analyse, voire intéresser des entreprises pour y faire du marketing. Acceptez les règles du jeu, poussez vos paramètres vers toujours davantage de publicité et vous verrez, vous profiterez pleinement de Facebook.”
Dans son ouvrage “Voir et pouvoir: qui nous surveille ?” (Amazon), Jean-Gabriel Ganascia, philosophe et professeur d’informatique qui travaille sur l’éthique et la philosophie politique de la société de l’information, se penche sur la société de sousveillance.
En référence à la structure carcérale et de surveillance du Panopticon de Jeremy Bentham, Ganascia qualifie de “Catopticon” cette infosphère où tout le monde peut observer tout le monde, et où le regard, contrairement aux surveillants du panoptique, vient d’”en bas” (”cata” signifiant à la fois “sous” et “retour“).
Dans la société de surveillance, rappelle Ganascia, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui voit, celui qui est devant l’écran de contrôle. Ceux qui sont devant les caméras ne savent pas quand (ni si) Big Brother les regarde, et préfèrent donc s’auto-censurer plutôt que de risquer de se voir reprocher quoi que ce soit. C’est ainsi que Big Brother parvient à les contrôler, sans même avoir besoin de les regarder.
A contrario, avec la sousveillance, le pouvoir n’est plus de regarder, mais d’être vu, et il n’est plus vertical, mais horizontal : dans la mesure où tout un chacun a la possibilité d’être sous les feux des projecteurs, et que l’on ne s’observe non pour se surveiller, mais pour s’informer, “protéger, assister et accompagner” :
“Il en résulte un changement radical : tout le monde échange avec tout le monde ; courriers électroniques, blogs, micro-blogs, réseaux sociaux assurent à tous un accès à tous. En contrepartie, tous se préparent à accueillir le regard de tous. Et ce regard est de moins en moins perçu comme négativement, comme une intrusion dans l’espace propre à l’individu.
Bien au contraire, chacun aspire à attirer le plus grand nombre de regards, car leur nombre atteste de la réussite de celui qui les reçoit (…). A l’organisation hiérarchique qui régissait le Panopticon, où la caste des surveillants exerçait une autorité silencieuse, mais absolue et discrétionnaire sur les prisonniers, se substitue une rigoureuse égalité.”
Au moment où les internautes craignent pour leurs données personnelles, et que certains présentent Google et Facebook comme les nouveaux Big Brother des années 2010, Ganascia craint, lui, qu’”à trop s’inquiéter des menaces de la surveillance, on en oublie les autres périls, en particulier ceux que la sousveillance généralisée fait peser sur l’autonomie de l’individu, sur l’égalité des hommes et sur la solidarité” :
“En effet, pour se prémunir de logiques totalitaires comme celles qu’Orwell met en scène dans 1984, on doit exiger une communication totale de tous avec tous, sans aucune censure, et imposer un principe de transparence généralisée pour promouvoir une libre circulation de l’information entre tous.”
Or, pour lui, “le risque majeur ne tient plus tant à la divulgation des données personnelles et à l’abrogation des libertés qu’à l’anonymat dans lequel on risque d’être plongé à jamais ou, pire, à un référencement erroné que l’on subit sans pouvoir rien y changer, ou encore à la persistance d’un passé révolu que l’on souhaiterait oublier“…
Des “risques majeurs” somme toute bien moindres que ceux posés par la multiplication des technologies de contrôle à l’oeuvre dans notre société de surveillance, celle où le contrôle se fait d’en haut, où le citoyen est tenu d’accepter d’être surveillé (au motif que seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher auraient quelque chose à cacher), où il doit démontrer son identité (par papiers “sécurisés“, ou via l’empreinte de ses doigts), quand ce n’est pas son innocence (au moyen de son ADN, ou lorsqu’il fait l’objet d’une plainte pour outrage et rébellion après avoir été placé en garde à vue sans qu’aucune charge ne soit finalement retenue contre lui).
Les milliers de Français contraints de démontrer leur nationalité, à grand renfort de papiers administratifs qu’ils sont souvent bien en peine, voire incapables, de réunir, illustrent parfaitement à quel point ce qui nous menace, dans cette société de surveillance, de contrôle et de suspicion, ce n’est plus tant, comme le soulignait Daniel Solove, un monde orwellien, mais bien plutôt un monde kafkaïen…
A contrario, il est tout à fait possible de se faire un nom, une réputation, et donc de reprendre le contrôle de son identité sur les réseaux où, paradoxalement, pour protéger sa vie privée, il faut, non pas tant s’en méfier, et s’y cacher qu’y aller, et s’y faire connaître…
Andy Warhol avait pronostiqué que “dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale“. Le quart d’heure risque fort de se prolonger, indéfiniment, et le problème serait plutôt de savoir en quelle mesure il est, et sera encore possible, à l’avenir, d’avoir son “quart d’heure d’anonymat“…
Dans les espaces publics physiques, nos déplacements et propos relevaient de la vie privée, d’où les problèmes posés, par exemple, par la vidéosurveillance, qui fait de tout un chacun un suspect potentiel, et représente donc une atteinte à nos libertés. A contrario, dans les espaces publics de cette société de sousveillance, notre vie est d’abord et avant tout publique : ce qui relève vraiment de notre vie privée n’a rien y faire, et il faut apprendre à se donner les moyens de la protéger.
Paradoxalement, cette évolution des usages, des moeurs, et donc de la “norme sociale“, est probablement une bonne nouvelle en terme de “libertés” : jamais encore les gens n’avaient autant désiré reprendre ainsi en main le contrôle de leur ”vie privée“.

De même que la libération sexuelle n’a pas fait de la génération 68 des dépravés polygames, mais des personnes a priori plus responsables et moins coincées, le fait qu’il soit plus simple, aujourd’hui, d’être une personnalité publique ne signifie aucunement la fin de la vie privée.
La libération sexuelle a permis de libérer, et de banaliser, la sexualité, contribué au féminisme, à la reconnaissance des droits des homosexuels, au fait que les rapports humains ne sont plus uniquement dominés par le patriarcat. Elle n’a pas pour autant obligé tout le monde à faire l’amour avec tout un chacun. Et ce n’est pas parce qu’un nombre croissant d’internautes décident de mener une “vie publique” que tous les internautes “doivent” faire de même. C’est d’abord et avant tout une question de libertés.
Captures d’écran extraites de la Parents/Familles de Lamebook.com, qui répertorie les “meilleurs” plantages & “fails” sur Facebook.
économie de l'attention, communauté, confiance, données publiques, google, hétéronymat, identité, identités actives, innovation sociale, jeunes, lifelog, oubli, sécurité, UsagesSommes-nous plus esclaves des flux d'information aujourd'hui qu'hier ? La rareté de l'attention et la surcharge de l'information ne sont pas nouvelles… explique Stowe Boyd. Pour lui, nous avons toujours été confronté à un monde d'abondance d'information, relativement au développement de l'esprit humain. Nous avons toujours conçu de nouveaux outils culturel pour nous aider à la comprendre et nous aurons toujours besoin d'outils plus complexes… Pour évoluer dans des sociétés toujours plus riches et plus complexes.
Selon un rapport de la Datar, conduire la fibre optique jusqu’à chaque habitation et entreprise coûterait 30 milliards d'euros. Un syndicat de France Télécom exige à nouveau la participation des géants du Web.
Intéressante étude d'Eszter Hargittai sur les natifs numérique qui montre que les capacités "innées" des jeunes sont fortement influencées par des critères de statuts socioéconomiques.
Le numérique est un catalyseur d'attention immédiat explique Denis Desjour, professeur des écoles à l'école Vauvenargues à Montmartre. "« Les enfants peuvent travailler en autonomie sur ces machines », souligne l’enseignant. Sur l'ordinateur, l'habileté motrice n'est pas un préalable à l'acte d'écrire : le logiciel permet un rendu, une netteté et une lisibilité qui favorisent l’engouement et tempère le découragement de certains élèves."
A l'heure des réseaux sociaux, on a tous des stratégies complexes pour sélectionner ce que l'on diffuse (et à qui) et ce que l'on garde secret.Jon Kleinberg et Katrina Ligett de la Cornell University ont créé un modèle du partage d'information pour capturer ces règles de partages subtiles et personnelles. Le résultat se présente sous forme d'un jeu – pour l'instant encore très basique – où chaque joueurs peuvent évaluer l'avantage (et l'inconvénient) à partager des informations entre eux. http://arxiv.org/abs/1003.0469
"on plaidoyer ne concerne pas la « date de péremption » de l’info, mais la réintroduction de l’oubli. En l’occurrence, il ne s’agirait, avec ce dispositif, que de rappeler à chacun d’entre-nous que l’information n’est pas infinie, ni absolue. Ca ne doit en aucun cas être un processus très compliqué, mais une simple piqure de rappel. Il ne s’agit pas « d’imposer l’oubli », mais d'une simple incitation à la réflexion." L'abstinence digitale, comme il l'appelle dans la suite de l'interview – http://www.regardsurlenumerique.fr/blog/2010/2/25/viktor-mayer-schonberger_2-2_-l-abstinence-digitale-n-est-pas-une-solution-pour-reintroduire-l-oubli_/ – ne peut pas être une solution à la question de l’oubli : "nous ne sommes pas prêts à renoncer aux bénéfices qui nous sont offerts par le partage des données".
Inventer de nouvelles façons d’aborder la vieillesse ? C’est le pari lancé par une vingtaine de femmes à Montreuil (93) avec la Maison des Babayagas, qui devrait être inaugurée en 2012. Un projet de maison de retraite autogérée, citoyenne, écologique, pour « changer l’imaginaire social de la représentation des vieux ».
Tout ces articles qui s'interrogent sur une possible relation entre les nouvelles technologies et des troubles de l'attention ont un point commun, explique le psychologue Vaughan Bell pour Slate : "aucun ne fait référence à de vraies recherches sur la façon dont les nouvelles technologies affectent notre esprit et notre cerveau".
"Il y aura deux manières de rater l'école numérique : ne pas réussir à intégrer le numérique dans les situations d'enseignement, réduire le système éducatif à n'être qu'un client pour des industries numériques. Nous devons craindre davantage ce second danger", explique François Élie vice-président de l'Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres (AFUL) en préambule des 12 propositions pour l'école que formule l'association : retenons les 3 premières : Liberté, égalité, fraternité !
"Le numérique est un long processus de transformation globale de la société. Un moment de synthèse créative", explique Henri Verdier, président du Pôle de compétitivité Cap Digital. Les méthode qui ont du succès reposent toutes sur une stratégie numérique, sur "une politique d'innovation ouverte, collaborative et sociale" qui vise à capter le potentiel d'innovation et de créativité de l'écosystème. Les "nouvelles valeurs" sont hors marché comme l'explique Moulier Boutang: elles reposent sur l'échange, l'intensité, l'excitation, la vitesse, la contribution… Pour l'entreprise de demain, il va falloir passer de l'innovation planifiée à l'innovation collaborative. Dans ce contexte, la France est-elle capable de créer de nouveaux acteurs majeurs du numérique ? Difficile, car, si nous sommes créatifs, nous ne savons pas faire croître nos entreprises, les gérer, les financer… Il nous faut mieux enseigner l'innovation et l'entrepreneuriat conclut-il.
Comment entendre les récents échecs de Google (Wave et Buzz notamment)?, s'interroge Alexis Mons. La société de l’information n’est plus l’apanage des geeks : la complexité technologique n'est plus en odeur de sainteté… "Oui, les outils de Google sont fantastiques, ils sont modulables et distribués et complexes. Ils correspondent en fait à un public éclairé, ou à des travailleurs de l’information soucieux de leur productivité. Vous me direz que c’est un marché, et c’est vrai, mais ce n’est pas le marché de masse de l’internaute de base, je devrai dire celui de l’outillage digital de Monsieur tout le monde." Le gagnant de ce marché s'appelle Facebook : la commodité et la simplicité de Facebook sont devenus une force à l'heure où les usages se massifient…
L'usage des fonctions d'exportation demeure très limité : Google se sert du front de libération des données comme d'un argument marketing donnant le contrôle aux utilisateurs plutôt que de les retenir d'une manière captive… Mais en même temps, il le fait, certes pour l'instant sur des données à faible valeur marchande, mais cela ne devrait pas s'arrêter…
Le professeur Monica Rankin, de l'université du Texas à Dallas, a été surprise de l'utilisation expérimentale de Twitter en cours (vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=6WPVWDkF7U8). Même constat pour son collègue David Parry : “Quand les étudiants commencent à twitter, ils se perçoivent les uns les autres comme des personnes au-delà de l'espace de la classe plutôt que comme des élèves qui se croisent de temps en temps." Twitter a permis de faire démarrer des conversations entre élèves, dans et au-delà de la classe, plus respectueuses des autres.
Pour la 4e année, le Pew Research Center propose une nouvelle édition de son rapport sur l'avenir de l'internet, basé sur les réponses de quelques 900 experts et utilisateurs d'internet. Selon les experts, en 2020 (à 76 %), l'usage d'internet aura augmenté l'intelligence humaine (Google ne nous rendra pas stupide ! comme l'affirmait Nicholas Carr). 65 % d'entre eux estiment que l'internet aura augmenté notre capacité à lire, écrire et connaître. 80 % estiment que l'innovation des usagers va continuer à nous surprendre. 61 % estiment que l'internet restera libre d'ici 2020. 55 % des experts estiment enfin que les utilisateurs d'internet seront encore en mesure de communiquer anonymement d'ici 2020.
Intéressante présentation de la sociologue Mimi Ito sur le fossé entre les pratiques de divertissement et d'information des jeunes et les pratiques de leurs aînés. Les écoles ont besoin de comprendre comment tirer profit de la puissance de l'engagement des enfants avec les nouveaux médias pour renforcer l'apprentissage à l'école comme à l'extérieur de l'école.
Intéressante réflexion de Jim Stogdill pour O'Reilly Radar suite à l'annonce du lancement d'Apps for Army, sur le modèle d'Apps for Democracy, un concours de développement d'applications pour l'armée américaine. L'armée ? Pourtant l'armée américaine a toujours été leader dans le domaine des technologies et de l'innovation ? A quoi pourrait lui servir de faire appelle à l'innovation ouverte ?… Incontestablement, les plateformes ouvertes, les données publiques et les systèmes open source augmentent la générativité et le potentiel de l'innovation, même dans une structure comme l'armée… Attendez-vous bientôt à voir des concours d'application pour entreprises, prévient Jim. On n'en doute pas une seconde…
Arno, le scarabée, est de retour sur la Toile. Et rappelle : "Massification, consumérisme et marchandisation, asymétrie : c’est ce que nous craignions en 1997 (lors de la publication du Manifeste du web indépendant : http://www.uzine.net/article60.html), et c’est en gros la menace qu’annonce encore Narvic aujourd’hui" (http://novovision.fr/?L-avenir-radieux-de-l-internet-ne). "C'est l'accès individuel à l'expression publique" qui est la réelle innovation apportée par le web et l'internet, rappelle Arno. "L’idée que le changement de nature technique de l’outil de consultation/publication va faire disparaître le Web que nous aimions est légitime, mais j’ai du mal, après tant d’année, à céder à cette crainte." Évidemment, ""la fabrique du consentement" (Chomsky/Herman) existe toujours, mais je suis persuadé que l’internet est aujourd’hui l’un des principaux outils de résistance à cette fabrique. Et je ne vois pas ce qui, aujourd’hui, menace plus cet outil qu'hier". Welcome back Arno !
Vous vous souvenez de TAT – http://www.youtube.com/user/TATMobileUI – un concept d'application de réalité augmenté qui fait de la reconnaissance facilale pour identifier vos interlocuteurs avant de se connecter à nos sites sociaux pour nous permettre d'obtenir plus d'information sur eux. Le logiciel, baptisé Recognizr, en est encore au stade de prototype évolué, mais il fonctionne avec le système de reconnaissance d'images mis au point par la société PolarRose. La grande question du logiciel concerne encore le respect de la vie privée : pour être reconnu par le système, il faudra s'y déclarer et déclarer les sites sociaux qu'on veut voir associer à notre image.
Selon un rapport d'universitaires de Berkeley – http://www.ischool.berkeley.edu/newsandevents/news/20100224privacyreport -, la localisation est une pièce d'information particulièrement sensible. D'où la nécessité qu'elle soit plus encadrée pour être plus massivement adoptée… Ils estiment que l'utilisateur doit toujours avoir la possibilité de ne fournir que les informations strictement nécessaires à l'application et doit pouvoir obtenir un retour sur les informations qu'il communique. Un rapport à rapproché de celui de l'EFF sur la confidentialité de nos localisation : http://www.internetactu.net/2009/10/26/critiques-du-web%C2%B2-44-que-faire-face-a-la-puissance-des-donnees/
Pour l'universitaire américain Paul Duguid : "Je pense que les technologies peuvent nous donner un accès à « l'information », mais que la « connaissance » est un bien que nous acquérons par un engagement plus actif. Il est indéniable qu'Internet nous aide de bien des façons, mais je ne pense pas qu'il favorise (ni défavorise) la fiabilité."
En réaction au dossier du Books sur Internet contre la démocratie – http://www.booksmag.fr/magazine/d/internet-contre-la-democratie.html -, Thierry Crouzet revendique le cyberoptimisme qu'Olivier Postel-Vinay dénonce. Le Cyberoptimisme, c'est l'engagement militant des défenseurs du Net. "La simple existence du Net ne changera pas le monde". Pierre Haski de Rue 89 interroge également le parti pris de ce numéro : http://www.rue89.com/2010/03/01/internet-et-la-democratie-books-donne-la-victoire-aux-etats-autoritaires-140485. Non, l'usage du web ne fait pas encore le jeu des Etats non-démocratiques. Contrairement à ce qu'avance Postel-Vinay, l'internet (comme toute technologie) n'est pas neutre… et surtout pas politiquement.
Très synthétique et intéressante présentation de Foursquare – http://foursquare.com – pour mieux comprendre à quoi peut servir ce site social géolocalisé…
Très intéressante interview du théoricien des médias Matteo Pasquinelli : "La reproductibilité infinie du numérique produit des effets très matériels. Regardez l’industrie musicale et la manière dont elle a été bouleversée par le numérique. Regardez les travailleurs cognitifs et les freelances créatifs de la prétendue génération laptop. Ont-ils l’air de ne pas être en concurrence ? En réalité, le numérique a facilité la coopération, mais également la compétition et a permis l’établissement et le maintien de nouveaux monopoles comme Google."
"Suivant, suivant, suivant, suivant ! Chatroulette nous dit la marche forcée dans laquelle nous sommes, tout comme les forces d’anonymisation qui nous saisissent un à un et qui cassent le lien social. Chatroulette, ce n’est pas le lien social, c’est sa négation. Nous savons tous qu’après quelques déclics à vide, le percuteur finit bien par trouver une balle."
"Bien que les services et applications associés au Web 2.0 deviennent omniprésents dans notre vie quotidienne et modifient de façon durable les pratiques de socialisation et d’accès à l’information de centaines de millions d’usagers, force est de constater que l’état des connaissances disponibles sur les risques leur étant associés sont loin d’avoir suivi la même courbe exponentielle", expliquent Benoît Dupont et Vincent Gautrais. La raison : l'absence de statistiques fiables, la prolifération de données pseudo-scientifiques et le désintérêt des criminologues pour ces questions. Selon un échantillon de crimes liés à l'internet recensés par les auteurs, montre la prévalence d'atteintes aux personnes et de crimes réputationnels. Des crimes "statistiquement peu significatifs si l’on se réfère aux dizaines, voire aux centaines de millions d’usagers qui fréquentent ces sites quotidiennement".
La peau sera-t-elle la prochaine étape des interfaces tactiles ? Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=g3XPUdW9Ryg
Les réseaux sociaux politiques sont-ils propice à l'engagement se demande NetPolitique ? Et si "ne pas être présent sur le web était le meilleur moyen de mobiliser ses sympathisants online ?" Et si le réseau social politique ne faisait qu'emprisonner l'action des militants, limiter leur expérimentation, empêcher leur fuite et défection, ou encore dévaloriser leur pouvoir constituant…" A croire que 'toute tentative d'encadrement du militantisme online serait donc vouée à l'échec." Le site social militant n'aura-t-il comme seule vertu d'organiser la vie militante réelle ?
Intéressante analyse opposant l'algorithmique de Goole aux relations interpersonnelles de la sérendipité de Facebook et montrant que le bouche à oreille est en train de battre à plat de couture le travail de la machine, en terme d'apport d'audience.
Un nouveau cycle d'innovation est-il en cours ? C'est ce que pense en tout cas Fredéric Cavazza, qui annonce la fin du Personnal Computer, au profit de terminaux mobiles variés et multiples, qui segmentent le marché en une multitude de niches et de formats adaptées aux clients cibles. Dans ce splitnternet, les industriels du secteurs ne cherchent pas seulement à vendre de nouveaux terminaux, mais également à générer de nouveaux revenus. Bienvenue dans une "une nouvelle ère, celle de l’informatique nomade, tactile et sociale"…
Sauvons l'université reprend une partie de l'excellent dossier publié par MediaPart consacré à l'école à l'ère du numérique. Les approches techniques continuent à dominer les opérations, alors qu'il n'y a qu'en classe que le numérique n'est pas présent. Le tableau blanc interactif, qui équipe 80 % des salles de classe britannique, ne révolutionne pas la manière d'enseigner, au contraire. Il faut aller au-delà, parce que l'usage des nouvelles technologies va plus loin que la technique et remet en question profondément les modèles d'apprentissage, comme le dessine le récent rapport Fougous : http://www.reussirlecolenumerique.fr qui génère des avis très divergents : http://www.skhole.fr/rapport-fourgous-sur-l%E2%80%99%C3%A9cole-num%C3%A9rique-de-la-prise-de-conscience-salutaire-%C3%A0-l%E2%80%99idol%C3%A2trie-imprudente ou http://henriverdier.blogspot.com/2010/02/le-rapport-fourgous-peut-il-sauver.html
"Jamais dans l'histoire nous n'avons autant payé l'information que nous ne le faisons aujourd'hui", affirme Nicholas Carr : nous payons nos services internet, nos bouquets télévisés, nos télécommunications mobiles, nos abonnements Wi-Fi… Selon Gizmodo, c'est quelques 500 dollars par mois que nous dépenserions pour accéder à de l'information. Et il continue d'ajouter des chiffres à son recensement : http://www.roughtype.com/archives/2010/02/information_wan_1.php Comme le dit Derek Thompson dans The Atlantic : Nous paysons pour la connectivité, mais aussi pour être connecté à l'information. Les clients ont appris à mettre le prix sur l'accès plutôt que sur le contenu.
Intéressante étude préliminaire sur ChatRoulette, le dernier phénomène à la mode, qui montre qu'à mesure de son succès, ChatRoulette va se normaliser (c'est déjà le cas, montrent les chercheurs) : déclin du contenu explicitement sexuel, consolidation de certaines formes de rencontres (développement du masque par exemple), formation de figures célèbres…
Le Centre Berkman pour l'internet et la société de l'université d'Harvard vient de publier une étude sur le très haut débit réalisée pour la Commission des télécommunications fédérale américaine (FCC). Cette étude indépendante qui observe le développement du haut débit comparativement dans plusieurs pays du monde a pour but d'aider la FCC a développer son plan national du très haut débit : http://www.broadband.gov. Le rapport souligne la mauvaise position américaine dans le classement des pays à haut débit et montre que les plans d'actions d'Asie ou d'Europe sont plus ambitieux que les plans de déploiements américains. Il souligne également comment les politiques d'accès ouvertes et de régulation des télécommunications ont été utilisées, ailleurs, pour améliorer la compétition sur le marché du haut débit. Un rapport qui se veut aussi une base de connaissance riche sur le déploiement du haut débit.
Les télévisions personnelles en direct et en streaming permettent à tout un chacun de diffuser des programmes télé : matchs et retransmissions sportives notamment sont disponibles gratuitement sur l'internet de cette manière… La seule solution repose-t-elle dans le filtrage, comme le suggère facilement Olivier Frigara des Echos ? Plus simple – apparemment – que de chercher des modèles de diffusion ouverts et soutenables…
Si ce n'est pas déjà fait, votre téléphone est en passe de devenir également votre outil de navigation GPS, votre radio réveil, votre télécommande, votre terminal de paiement, votre portefeuille, votre clef de voiture, votre espace de stockage, et votre projecteur pour vidéoconférence…
Libération des données de transports de Rennes Métropole.
"C’est un Internet emmêlé qui est en train de se tisser. Simplement, le Web que nous connaissions est en train d’éclater en une multitude de fragments. C’est la fin de l’âge d’or, selon l’analyste de Forrester Research Josh Bernoff, qui a récemment formulé le terme de "éclaternet" (The Splinternet) pour décrire ce phénomène. (…) Les entreprises qui créent les applications sont maintenant confrontées à des choix difficiles. Quels appareils choisiront-elles de prendre en charge ? Combien d’argent et de temps devront-elles prendre pour que leurs contenus fonctionnent sur ces gadgets ?"
Selon le projet de budget de la Darpa pour 2011, l'agence américaine se propose de créer une nouvelle génération de cellules souches, capable de vivre indéfiniment. L'enjeu n'est pas de créer des organismes immortels, mais d'assurer la pérennité des séquences d'ADN actives dans les bio-armes… Bref de travailler à enrayer les risques de mutation génétique accidentelle des bio-armes. Un projet qui, selon Philippe Quéau, montre que les bio-armes sont désormais bien établies dans le paysage stratégique et surtout, qu'elles sont potentiellement certainement plus incontrôlables encore que ne l'étaient les technologies nucléaires.
Très intéressante – et passionnée -discussion autour de la naissance de MédiHal, une archive ouverte de photographies et d'images scientifiques lancée par le CNRS. Qui construit l'espace scientifique ?
Le chapitre français français des licences Creative Commons a interpellé les candidats aux régionales sur les enjeux de l'accès aux données publiques et demandent aux candidats de s'exprimer sur l'accès et la réutilisation des données publiques.
Intéressante réflexion de Bruno Latour pour le second numéro de la revue "Territoires 2040" de la DATAR : "Pour le dire d’un mot, la mondialisation ne fait pas monde. Nous sommes démunis d’instruments, de procédure, d’assemblées pour la représenter. C’est le devoir d’un Etat que de se donner enfin une représentation exacte du territoire dont il doit ménager les habitants. Celle-ci n’a plus rien à voir avec la longitude et la latitude du cadre cartographique, n’est plus seulement le recensement de ses
populations, la statistique de son bien être, elle doit trouver de nouveaux instruments pour dessiner l’écheveau toujours à ravauder des êtres dont nous dépendons désormais pour subsister."
Un FabLab pour Haïti ? Pourquoi faire ? Des étudiants du MIT montrent à quoi l'établissement pourrait servir et font un appel au don.
![]() New York Times (blog) | White House continues to slam insurers CNN Washington (CNN) -- President Obama is set to turn up the heat on private health insurers again Wednesday, taking his increasingly populist health care overhaul pitch on the road to the political battleground state of Missouri. ... Obama decries waste, fraud in gov't health system Obama takes health care overhaul push to Missouri Sebelius Cautions Health Insurers About Premium Increases |
![]() Reuters | House Leaders Bar Earmarks to For-Profit Companies New York Times WASHINGTON — House Democratic leaders said on Wednesday that they would no longer dole out budget “earmarks” to profit-making companies, wiping out one of the most lucrative and controversial means of awarding no-bid contracts to ... House bans some earmarks amid ethics concerns House Democrats ban earmarks to corporations House Democrats ban earmarks for private contractors |
![]() Boston Globe | At Capitol ceremony, female aviators of WWII honored MiamiHerald.com WASHINGTON -- Macie Jo Wheelis, 91, has had a colorful life. A pioneering female aviator, she was one of the 1102 Women Airforce Service Pilots in World War II. She was an avid golfer who played with the legendary Byron Nelson, ... Female WWII aviators honored with gold medal Mich. women WWII pilots receive Congressional Gold Medal Michigan woman is among World War II pilots honored |
![]() CBS News | Senate Health Care Bill Dead on Arrival, Say Pro-Life House Democrats FOXNews The health care reform bill passed by the Senate on Christmas Eve is dead on arrival in the House because it lifts a decades-old ban on federal funding for abortion services, pro-life House Democrats said Wednesday. Rep. Bart Stupak asks questions ... Senate passes $149 bln for jobless aid, tax breaks Senate passes jobs measure with some GOP support Student-Loan Bill May Enter Health-Care Mix |
![]() CBC.ca | How did US groups react to Biden's condemnation of Israel? Ha'aretz US Vice President Joe Biden's condemnation of Israel's plan to construct 1600 new housing units in East Jerusalem was welcomed on Wednesday by advocacy groups and analysts who called for Israel to be held accountable for actions that undermine peace ... US-Israel row highlights quandary over settlements Biden condemns recent Jewish settlement expansion amid Palestinian outrages Arab League reconsiders support for peace talks |
![]() ABC News | Chief justice chides State of the Union as 'political pep rally' CNN Remarks by Chief Justice John Roberts and President Obama, shown here in 2009, have exposed political tensions. WASHINGTON (CNN) -- Simmering tension between the White House and US Supreme Court spilled into ... Chief Justice Roberts 'Troubled' by Scene at the State of the Union Address 2 Republican Senators Call on Obama to Stop 'Attacks' on Supreme Court Chief Justice John Roberts: Scene at State of Union 'very troubling' |
![]() FOXNews (blog) | Budget documents show a less frugal side of Florida's Rubio MiamiHerald.com Republican US Senate front-runner Marco Rubio brags on his website that he didn't officially request budget pork in his last four years as a leader in the Florida House. But during Rubio's eight years in office — including the final two ... Crist faces uphill battle after 'unprecedented' drop in polls TU poll confirms Rubio's huge lead over Crist Rubio Talks Lead Over Crist At Jax Beach |
![]() Telegraph.co.uk | 'Jihad Jane': How does Al Qaeda recruit US-born women? Christian Science Monitor The case of 'Jihad Jane' raises troubling questions about the ability of Al Qaeda to attract US-born women to terrorism. This undated image, obtained courtesy of Fox News, shows a photo from a website that authorities say was maintained by terror ... Police say suspect in terror plot attempted suicide in 2005 'Jihad Jane's' Arrest Raises Fears About Homegrown Terrorists Pennsylvania Woman Tied to Plot on Cartoonist |
![]() CBC.ca | Iran's Ahmadinejad Criticizes US Role in Afghanistan Voice of America Photo: AP Iranian President Mahmoud Ahmadinejad criticized Washington with his own words, as he appeared at a news conference alongside Afghan President Hamid Karzai in Kabul. Earlier this week, visiting US Defense Secretary Robert Gates accused Tehran ... US-Iran tension plays out in Afghanistan Iran and US trade insults over Taliban-led violence Afghan, Pakistani presidents vow to jointly fight against terrorism |
![]() Globe and Mail | Obama, Key Senators Make Their Pitch for Climate and Energy Bill New York Times Closed-door talks extended to both ends of Pennsylvania Avenue yesterday as President Obama, key senators and industry officials searched for an elusive agreement on comprehensive energy and climate change legislation. ... Transparency in Congress, yes. But please, not the gym. Obama invites Garcon to White House Pass notes No 2743: Rahm Emanuel |
Blaming immigrants for pollution, dependence on fossil fuels, or the emissions systems on automobiles won’t fix the environment or the dysfunctional immigration system.
This post was published on the Booman Tribune. Which shall it be first? Oh, heck let’s go with the bad news, because that will make the good news all the more impressive: WASHINGTON — Unemployment rose in 30 states in January, the Labor Department said Wednesday, evidence that jobs remain scarce in most regions of the country.The [...]
When I’ve had a particularly long day, all I want to do is go home and unwind. Comedy helps. And nothing is more darkly hilarious than watching Glenn Beck whip around his studio, drawing conspiratorial chicken-scratch on his whiteboard. And now I get to be part of it myself. As part of a new campaign jointly [...]
AP - President Barack Obama denounced waste, inefficiency and downright fraud in the government's health care system on Wednesday as he sought to rally public support for his revamped overhaul plan. "Improper payments cost taxpayers almost $100 billion last year alone," Obama said at a rally in this St. Louis suburb.
AP - An open diplomatic row during the visit of Vice President Joe Biden has shined a spotlight on the U.S. failure to rein in Israeli settlement ambitions and deepened Palestinian suspicions that the United States is too weak to broker a deal.
AP - Corey Haim, a 1980s teen heartthrob whose career was blighted by drug abuse, has died. He was 38. Haim died early Wednesday at Providence St. Joseph Medical Center in Burbank, Los Angeles County coroner's Lt. Cheryl MacWillie said.
AP - They flew planes during World War II but weren't considered "real" military pilots. No flags were draped over their coffins when they died on duty. And when their service ended, they had to pay their own bus fare home.
AP - Church abuse scandals in Germany have reached the older brother of Pope Benedict XVI and are creeping ever closer to the pontiff himself.
AP - Colleen LaRose spent long days caring for her boyfriend's father in a second-floor apartment in Pennsburg, a small town north of Philadelphia.
AP - The Senate voted Wednesday to extend key pieces of last year's economic stimulus measure, including help for the jobless and money to help financially strapped states pay for health care for the poor.
AP - The point of a caricature depicting the Prophet Muhammad as a dog was to show that artistic freedom allows mockery of all religions, including the most sacred symbols of Islam, the Swedish artist who created it said Wednesday.